mercredi 20 juin 2007

Hué - culture parfumée























Une rencontre ça peut se faire n’importe où.
Mais dans un aéroport entre 2 avions ça fait bien film américain – « ladies and gentlemen your attention, please… » - Surtout quand la demoiselle parle à sa peluche Pluto et se photographie avec. – « The flight eight, one, five, five, one, six is delayed… » - Le tableau risible, je lui demande si elle désire que je la prenne en photo avec sa petite peluche.- « … about one hour. We are sorry about… » - Je prends son appareil et clique : c’est dans la boîte, on a passé le week-end ensemble à visiter sa ville natale.

Ce que je m’en vais vous détailler.

Hué : capitale culturelle du Vietnam, regorgeant de trésors, meublée d’histoire, réveillée par les sonnettes des vélos et encore bercée par les pousse-pousse. Cette douce ville plate prend place dans les sinuosités de la rivière aux parfums. Elle est le lieu de la dynastie Nguyen qui engendra une ribambelle de descendants ( a raison d’une centaine de femmes par rois, ça facilite la descendance mais pas la condescendance : les heureuses mamans étaient « tirées » au sort pour passer la nuit avec le roi). Du coup on croise dans la rue des ch’tio ch’tio fistons du roi. Peut-être est ce pour cela que les femmes de Hué sont réputées être les plus belles du pays…

Les femmes y sont belles, y sentent bons, y cuisinent bien mais… il y a des canons de beauté que le temps rend immonde. Nos grasses femmes à petits seins exposées au Louvre n’attirent guère plus que les passionnés des beaux-arts frustrés. Au Nord du Vietnam, les jeunes femmes avaient pour coutume de se faire un sourire noir. Chaque dent était dévitalisée et laquée de noir. Comme vous connaissez mon charme inouï qui fait craquer les mamies, j’ai eu le droit à des jolies démonstrations de dentitions presque intactes sur des octogénaires décrépites dont la vue d’un blanc a du raviver quelques émotions d’antan où les français colonisaient plus que le territoire.

Les traces des colons tendent à s’effacer par la « colonisation » culturelle actuelle, l’américanisation. Toutefois il reste des vestiges : les deux rives sont soudées par un pont métallique dessiné par Eiffel, la citadelle à la Vauban rappellerait presque Lille s’il n’y avait ces lotus, ces flamboyants, ces durians, et toutes ces décorations noyées de rouges dans un bleu que les jaunes aiment.

… la suite bientôt.

7 commentaires:

Thomas a dit…

bribes ? ;-)


On veut tou savoâââââââââârrrr !!!

Michèle a dit…

Julia?

benito a dit…

quoi, julia ?

steuph a dit…

hum, julia!!!

A¤D a dit…

dépaysant comme prénom, non?

J'adoooore... vos réactions.

Antoine a dit…

Dépaysant d'accord, mais ça ne sonne pas très local... je me trompe?

Michèle a dit…

c'est .....palpitant!!!!!!
encôooooooooooooooor!!