jeudi 6 décembre 2007

Bence



34 ans, Hongrois installé au Vietnam depuis 1 an, sens de l’humour inter culturel, quadrilingue – hongrois, anglais, français, italien, et un peu arabe -, amoureux des sensations forts et de parapente.
Bence s’est éteint hier à la suite d’un accident durant son sport favori : s’envoler à Dalat.
Je partageais 9h par jour à ses côtés. Heureusement il me supportait. Tout le monde l’appréciait. Je me sens tout penaud, l’impuissance.
Loin des siens, la famille locale se réduit aux proches et aux collègues. Il est de ma famille vietnamienne.
On va sans doute monter un petit autel suivant la tradition confucéenne, avec sa photo et un peu d’encens. La douceur de cette fumée liée aux ancêtres évoque le passé, engendre une réflexion. Réflexion banale rappelée à tout un chacun lorsque l’inattendu fait partie du destin : profitons de chaque petits instants… même le temps de tapoter un message sur Internet pour se souvenir de lui.

4 commentaires:

cloé a dit…

Me voilà, à la recherche de ton blog sur le web immense pour avoir des nouvelles de ta contrée lointaine. Pour trouver comme nouvelles que 2007 à bien réservé des surprises de fin d'année à tous le monde, même à l'autre bout de la terre.
Bien à toi. Bonne réflexion.
Cloé

cloé a dit…

Encore.
Ce n'est pas une réflexion banale, tu apprends et comprends beaucoup de choses d'un coup quand ça te tombe dessus. Quand ça frappe c'est trop tard, une vie s'arrête les autres continuent. Qu'est ce que tu nommes "réflexion banale" c'est à toi de la rendre enrichissante. J'ai pris conscience ces trois dernières semaines avec la perte de deux proches en une semaine, que finalement, le grand corps humain que nous sommes n'est absoluement rien sur cette terre.
On nous apprend depuis qu'on est môme à se construire sa vie, à se rendre plus fort, à affronter la vie même. Tout ce qu'ont toujours fait les hommes c'est pour être plus solide face aux évènements du quotidien. A l'espace qui nous entoure. Sauf que même les plus fort, en fait ils ne sont que dalle, une pitchenette, une erreur et pfffffff c'est fini. On nous apprend jamais, cette partie de la vie, pourtant, c'est la destinée de tout le monde. Que seraient les hommes si on leur disait que en fait ce sont des petites choses fragiles? Alors finalement, une petite lumière s'éteind et j'ai pris conscience que ça ne sert à rien de construire les choses pour soi. C'est important de ne pas s'oublier mais est-ceque ça vaut le coup de se construire quelque chose pour soi uniquement, ne vaut-il mieux pas faire pour les gens en général, laisser des valeurs, qui permettent aux gens qui suivront de se retrouver en elles... Toute une réflexion infinie s'enchaîne et elle est loi dêtre banale.

Flore a dit…

J'admire les gens qui savent formuler leurs sentiments avec des mots simples. Donc j'admire ton blog et les commentaires de Cloé.
Moi j'en suis incapable et c'est à ça que me sert le saxo: jouer ce que je ne sais pas dire.
Bonne continuation.

Michèle a dit…

C'est à ça que servent les religions rendre plus fort se sentir soutenu par "une force" . Ou elle peut venir des autres ,ceux pour qui vous comptez et qui vous aiment .Ce peut être faire pour les autres (réflexion de Cloé) . Parlez, communiquez,partagez...continuez!!